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 Entretien N° 15 : Charles-Henri ROUAH (Arb. Int et Dir. Nat. ELO)

 

S’il est un secteur qui depuis des lustres Ť marche bien ť au sein de la FFE, c’est bien le ELO ! Pourtant, lorsque, en tant qu’arbitre ou en tant que promeneur, je discute avec des joueurs, je m’aperçois que les incompréhensions et les malentendus sont nombreux. Il n’est pas rare de rencontrer une personne persuadée d’avoir été au moins une fois Ť victime d’une erreur de calcul ť…et quand on y regarde de plus prčs, on constate en fait qu’il n’en est rien. Essayons de mieux connaître notre Elo en allant ŕ la rencontre de Charles-Henri ROUAH, qui est le responsable national.

 

 

Joueurdechecs.com : chacun sait que le classement Elo est un sujet sensible et trčs important pour tout joueur d’échecs ! Je vous remercie sincčrement d’avoir accepté de répondre ŕ nos questions…qui sont au cœur des préoccupations des joueurs  ! En quelques chiffres significatifs, pouvez-vous nous parler du Elo national ?

 

Charles-Henri ROUAH : bien sűr ici je n’évoque que le Elo Ť pur ť, pas le Rapide et je ne compte qu’en parties compatibles, celles qui servent vraiment aux calculs. Le Elo c’est 600-700.000 résultats soit 300-350 000 parties par an disputées par 18-19000 compétiteurs mais la répartition est trčs curieuse avec 10 000 joueurs ayant moins de 8 parties et quelques Ť acharnés ť qui tournent ŕ 40-50, avec quelques Ť surprenants ť ŕ plus de 63 parties. Ces derniers ont été découverts quand ils ont fait sauter un pointeur informatique ŕ 64.

 

Joueurdechecs.com :  depuis combien d’années vous occupez-vous du classement Elo national ?

 

Charles-Henri ROUAH : facile : 1982 l’année de naissance de mes filles, l’année de mon premier tournoi de Maîtres, l’année de ma premičre contamination par les ordinateurs.

 

Joueurdechecs.com : quel est le rôle joué par les délégués Elo régionaux ? Comment fonctionne la collecte des données ?

 

Charles-Henri ROUAH : Je suis trčs content de pouvoir évoquer ici ces hommes et ces femmes qui, dans l’ombre, assument la collecte des résultats. Certains le font depuis plus de 10 ans, beaucoup le font avec coeur et beaucoup de courage d’autant que leur rôle s’est accru depuis quelques années mais ils restent tributaires des organisateurs et des arbitres qui les considčrent comme des intrus, voire comme des suppôt de l’affreux Charles-Henri, pas aimable et ombrageux et qui ne donne jamais le Elo mirifique espéré....

En fait la collecte des résultats devrait ętre simple, sűre et complčte. Dans la pratique c’est un combat quotidien, épuisant, pas gratifiant du tout et aux résultats aussi incertains que pas toujours fiables. J’ai toujours pratiqué la philosophie suivante : du joueur le plus modeste au Grand Maître le plus titré, ŕ travers un petit tournoi interne de club comme via un Open prestigieux, le service du Elo doit toujours ętre assuré ŕ tous les membres de notre FFE. Je le considčre comme attaché ŕ la licence pour laquelle chacun a payé. Partant de lŕ, des résultats qui arrivent jusqu’ŕ moi sont toujours intégrés dans le prochain calcul, que les procédures en amont aient été respectées ou non. Aujourd’hui cela devrait ętre simple et ce que je vais écrire maintenant je l’ai écrit peut-ętre déjŕ 100 fois mais sűrement 3 fois rien que ces 4 derniers jours....Il n’y a que 3 types de compétitions : les compétitions par équipes, les compétitions individuelles et les compétitions en cadence rapide. Les compétitions par équipes devraient ętre toutes gérées directement sur le site Internet fédéral comme le sont déjŕ pas mal de divisions interclubs et les coupes, mais certaines régions ont des interclubs jeunes qui sont gérées Ť ŕ la main ť et dont les résultats doivent encore ętre aussi saisis ŕ la main par un bénédictin dévoué qui n’est autre que le DER (Délégué Elo Régional). A la veille d’un calcul, le personnel du secrétariat fédéral exporte de gigantesques grilles de tournois (jusqu’ŕ 800 joueurs) concentrant ces résultats. Leur traitement pour les calculs ne demande que quelques instants, car, bien sűr, il n’y a aucun résultat baroque, les codes et orthographe de chaque joueur sont impeccables. Les autres compétitions, individuelles donc, sont gérées avec un logiciel d’appariement développé par M. Mouret et les exportations de ce logiciel sont trčs simplement incorporées dans les calculs si chaque joueur y est correctement orthographié et associé ŕ son code fédéral. Hélas, entre les organisateurs qui ne voient dans la collecte des licences que des fonds qui s’éloignent au moment oů la trésorerie de leur tournoi est mal en point et les arbitres qui ne voient lŕ qu’un flicage indigne de leurs trčs hautes compétences, ces fichiers sont des éponges pleines de trous. Certains DER s’acharnent ŕ les corriger mais encore faut-il que les fichiers arrivent chez eux. Il semble, dans certaines régions, que toute la filičre n’ait rien compris (ou ne veut pas comprendre) non pas parce que c’est compliqué, non pas par rébellion contre des tracasseries, mais simplement par individualisme autant des organisateurs que des autorités régionales, c’est ŕ dire les Ligues. La Rčgle, (récente : Juillet 2003 !?) dit : toute compétition individuelle, quelle qu’en soit la cadence, aussi modeste soit-elle, du tournoi interne de club ŕ l’Open International doit passer par la procédure de déclaration préalable, appelée aussi pompeusement homologation (alors que toute compétition ne regroupant que des joueurs licenciés est, de facto, homologuée !). Cette déclaration préalable est juste une information décrivant la manifestation et expédiée au DER (parfois au DTR) de la Ligue. Ce dernier possčde les codes permettant de faire apparaître cette manifestation sur le site de la FFE avec les avantages suivants :

1° Tout le monde peut connaître ainsi l’existence du tournoi. C’est une promotion gratuite qui ne peut qu’amener d’autres compétiteurs et s’il s’agit d’un tournoi interne, quel dirigeant de club serait assez sot pour ne pas s’en servir auprčs de sa municipalité quand il va chercher des subventions ?

2° Quand le tournoi est terminé et que l’arbitre – s’il daigne faire son travail en récupérant le N° de tournoi que le site FFE a donné automatiquement,- renvoie ses fichiers de résultats au DER, ce dernier coche la case Ť résultats reçus ť. A ce niveau, Joueurs, Organisateurs et Arbitres peuvent constater que les résultats sont en route vers le calcul du classement.

3° Quand le fichier arrive chez moi, je coche ŕ mon tour la case Ť arrivée DNC ť.

Mais sans déclaration préalable, qui peut savoir quels résultats vont arriver ? Quels résultats sont Ť en vadrouille ť ? Quels résultats n’ont pas franchi telle étape ? Quand je reçois 461 fichiers pour un Elo Rapide d’Avril et dont plus de 300 n’ont pas de numéro parce n’ayant pas suivi la procédure comment vérifier que tout est lŕ ? Comment débusquer un doublon ? Comment me prémunir contre le tournoi malhonnęte juste cuisiné pour faire grimper un unique joueur qui se retrouve, avec 200 points de trop, dans les échiquiers du haut d’une équipe du Top 16 oů il laisse 3 points en trois rondes dans un laminoir oů il n’avait pas sa place ? Bien sűr je ne cite lŕ que l’une des nombreuses bévues que je dois contrer comme dans le cas de ce brave sexagénaire de la Côte d’Azur dont le Elo avait été estropié grâce aux bons soins d’un arbitre lui ayant fait disputer le Départemental d’Ile et Vilaine catégorie pupille. ! (L’âge, le code, la ligue et le Elo n’étaient pas compatibles avec une telle compétition Jeunes mais le Breton est obstiné !)

 

Joueurdechecs.com :  ŕ quels moments de l’année sont prévues les parutions du Elo et du Elo rapide ?

 

Charles-Henri ROUAH : Le Elo parait trois fois par an, début Janvier, début Mai et début Septembre. Les collectes s’arrętent respectivement au 31 Décembre, 30 Avril et 31 Aoűt. Ces dates sont aménagées en fonction du calendrier des compétitions. Un 1er Janvier un Jeudi laisse un pont avant la reprise. (2-3-4 propices ŕ 1 tournoi, ŕ des interclubs Nat 1 Jeunes etc.), ses résultats sont incorporés et le Elo sort plutôt le 7-8. Idem en Mai oů la fin des Interclubs ou la présence de certains ponts, riches en tournois, clôturent la collecte et reportent d’autant la sortie du Elo. Pour le Elo Rapide, ces impératifs sont plus strictement respectés d’abord parce que le Elo Rapide n’est calculé que deux fois par an, début Avril et début Septembre. La fin de la collecte avec le dernier dimanche de Mars est facilement respectée car le 1er dimanche d’Avril est trčs souvent le dernier week-end des interclubs. En Aoűt il n’y a aucun tournoi aprčs le 15

 

Joueurdechecs.com : jadis, le Elo national sortait religieusement Ť une fois par an ť en début de saison. C’était un grand événement, presque une fęte ! Pourquoi avoir basculé vers une autre fréquence, qui banalise l’événement ? Cette réforme correspondait-elle ŕ une attente de la part d’une majorité de clubs ?

 

Charles-Henri ROUAH : La fréquence ŕ 3 parutions par an a été changée en Janvier 1995, d’abord pour se rapprocher de la fréquence de parution du Elo FIDE, lequel - en devenant encore plus ridicule par lŕ mais c’est une autre histoire - a repris la main avec 4 parutions par an. Mais d’autres paramčtres bien plus substantiels ont présidé ŕ ce changement : tout d’abord la récupération des archives : avec un seul calcul par an, on incorporait dans le Elo de Septembre 1993 des résultats de parties jouées en Octobre 1991 pour peu que le joueur n’ait pas 10 parties compatibles sur la saison 91-92. C’était délirant surtout pour les Jeunes. Les clubs ont trčs vite apprécié d’autant que, second paramčtre, les zones dynamiques qui organisaient de nombreux tournois pour les nouveaux venus aux Echecs, assuraient un premier Elo dčs 8 parties compatibles, sinon en Janvier du moins en Mai. C’était lŕ un atout pour conserver les joueurs bien au-delŕ de la dramatique statistique nationale qui ne varie presque pas depuis plus 15 ans (mes comptages remontent ŕ 91-92) : ŕ peine 4 jeunes sur 10 reprennent une licence aprčs une premičre saison, 6 sur 10 pour les adultes. Bien sűr il eűt, jusque trčs récemment, des dirigeants (avec un d comme dinosaure) qui se plaignaient de ces parutions multiples parce qu’il fallait faire des photocopies des listes....

 

Joueurdechecs.com : mais comment diable cela pouvait-il s’organiser avant que l’outil informatique ne soit une précieux allié comme aujourd’hui ?

 

Charles-Henri ROUAH : Trois époques sont ŕ distinguer :

 

Epoque 1 : 1973-1982.

Les premiers Elo calculés sérieusement en France le furent par votre serviteur pendant sa période militaire soit en 1973. (Les sous-marins, ça ne permet pas d’admirer les paysages...) et de 1974 ŕ 1982 la Normandie a eu ses classés Elo calculés par mes soins, ŕ la main (avec une modeste machine 4 opérations et des tables ŕ 3 décimales. Chaque joueur avait sa fiche cartonnée que remplissaient les bénédictins de la Ligue ; Ligue qui allait alors de Dieppe ŕ Dreux, de Mantes ŕ Cherbourg. (Comme entre 1974 et 1983 j’ai fait 3h30 de train chaque jour, le Elo des Normands tenait dans mon attaché-case.) A partir de 1977-78 le défunt J.C. Loubatičre, alors DTN entama d’étendre ces calculs ŕ toutes la France. Il se heurtait aux réticences des tenants des calculs locaux qui donnaient des distorsions fantastiques sur un indice de force appelé IVP et qui aurait été acceptable si les itérations qu’il exigeait avaient été faites convenablement. Aujourd’hui il n’en survit qu’une classification en Ť 1er catégorie, 2ičme catégorie etc. ť de moins en moins usitée. Mais JC Loubatičre avait un outil de choix : une calculette programmable qui lisait des cartes magnétiques oů pouvait ętre stocké le fameux programme qui donne le prime en fonction du pourcentage réalisée. Cette machine avait juste les registres suffisants pour y stocker les Elo des adversaires rencontrés et les scores réalisés. Elle écartait déjŕ les parties incompatibles. C’était 1000 fois plus performant qu’auparavant. Restaient cependant toujours les fameuses fiches mais elles étaient remplies par les Ligues et le niveau national ne faisait que les calculs et la publication. Quand j’ai remplacé JC Loubatičre en 1982 j’ai hérité de la fameuse machine et de deux boites ŕ chaussures de fiches contenant les archives ŕ exploiter pour le prochain calcul. Mais cette année lŕ les listes Elo furent encore dactylographiées malgré une tentative d’informatisation au cours de l’été 1982. Pour la tentative, voir le bulletin du club de Saint Mandé en ligne sur le site du club.

 

Epoque 2 : 1983-1988

Le systčme des fiches perdure, les calculs sont encore faits sur la fameuse calculette programmable mais tous les joueurs licenciés ont un code FFE car je me suis mis sérieusement ŕ l’informatique et le Goupil que mon Institut a mis ŕ ma disposition tourne surtout pour les Echecs. En 1984 je fais le grand saut : je me colle pour 80 000 FF de crédit sur 4 ans pour acheter un ordinateur. Ma voiture a des trous en bas de ses portičres mais la FFE a une gestion informatisée de ses licences. Le Président Fédéral est si hostile ŕ l’informatique qu’il refusera que son collčge bénéficie de la dotation nationale en matériel de l’époque, les fameux TO7 et MO5. Je laisse deviner comment a été reçue ma timide demande d’aide financičre pour l’achat de ma machine.

 

Epoque 3 : 1988 ŕ nos jours

Avec l’apparition des programmes d’appariements (C.H.Rouah -dčs 1987-, A.Ribous , puis, mais bien plus tard, R Minarro et E Mouret) les résultats des tournois se sont transformés en fichiers et les volumes ŕ saisir ŕ la main ont disparu de la DNC. Les saisies des PV de rencontres ont été informatisées en 1989. La procédure s’appelle Zaďre du nom du pays pour lequel elle a été mise au point alors, par mes soins, pour la Fédération Zaďroise des Echecs qui débutait un embryon de ELO. Les Ligues l’utilisent encore quand des résultats sur papier arrivent chez le DER. En ce Janvier 2006, un dernier fichier est arrivé par Internet vers 20h00. Les calculs étaient achevés vers 2h00 du matin (mais 4 ordinateurs en réseau et 150heures de préparation auparavant pour psychanalyser les fichiers reçus de partout...)

 

Joueurdechecs.com : que doit faire un joueur convaincu d’ętre victime d’une erreur de calcul ?

 

Charles-Henri ROUAH : Une erreur de calcul n’est pas possible. 15 000 erreurs ça c’est possible. Les programmes sont rodés depuis longtemps, les procédures sont codifiées et tout a été testé en vrai grandeur 5 fois chaque année depuis 1995. Par contre un joueur peut avoir été malmené au niveau de ses résultats. Cas le plus fréquent : Problčme de Collecte. Le joueur fait un calcul correct et se base sur un ensemble de résultats qui n’est pas celui utilisé ici (tournoi inachevé car 3 rondes jouées ŕ l’automne mais que le club a transmis ŕ juste titre – c’est parfaitement possible de découper ainsi un tournoi sur plusieurs périodes de calcul. Tournoi récupéré d’une période antérieure et que le joueur oublie, tournoi escamoté par un organisateur indélicat, tournoi rejeté en raison du trop grand nombre des joueurs sans code dans le fichier. Le tournoi est en attente chez le DER ou chez un Arbitre pincé dans ce manquement ŕ sa mission etc.). Cas assez fréquent : Faute de saisie d’un résultat. Les scores ont été traités manuellement et l’on a saisi d’une victoire pour une défaite. Cas rare : Confusion entre joueurs. Rien que pour ce calcul de Janvier 2006, uniquement sur les interclubs des Nationales 3 et 4 jeunes et des Interclubs Ligues, j’ai localisé 9 cas de confusion. Les Directeurs de compétition ont saisi des codes FFE sur le site fédéral, la machine a proposé un joueur qui a été accepté alors que ce n’était pas lui. Je localise ça uniquement parce que ce dernier est non licencié 2005-2006. Bonjour le Elo du 1650 qui a perdu contre un 1700 et se retrouve crédité d’une défaite contre un 1009 ! Donc le joueur qui possčde bien la liste de ses tournois, la liste exacte de ses adversaires, qui fait des calculs crédibles en ne confondant pas l’indice de départage ŕ la performance avec la performance réalisée contre les adversaires compatibles, qui n’incorpore pas ŕ 2500 l’adversaire étranger non - classé qui l’a battu ŕ la 1ere ronde, celui-lŕ, s’il trouve une différence sérieuse, de l’ordre d’au moins 30 points, envoie son dossier de réclamation ŕ son DER. Le DER vérifiera les calculs avec les éléments qu’il possčde et si un doute raisonnable subsiste alors le DER transmet au DNC. Si le dossier est bien complet, il ne faut pas longtemps pour retrouver oů ça a coincé et corriger aussitôt. A titre indicatif : 8 corrections en Septembre sur des erreurs de saisie de résultats, 1 correction en Janvier sur une confusion de joueurs découverte par l’adversaire, je ne parle pas des cas trouvés via le défaut de licence. Bien sűr la DNC assume car c’est le dernier maillon de la chaîne mais les fautes, compréhensibles et excusables sont toujours en amont. D’oů mes coups de gueule quand un compétiteur clame Ť mon Elo est mal calculé ť et que ce męme compétiteur n’est pas capable de lister ses compétitions et encore moins ses adversaires. Le Elo procčde des mathématiques pas des arts divinatoires et si quelque chose parait troublant alors on fait un dossier pour pouvoir faire des calculs. C’est aussi simple que ça.

 

Joueurdechecs.com : que penser de l’abaissement du seuil ELO FIDE ?

 

Charles-Henri ROUAH : C’est sans doute la plus grande escroquerie de tous les temps aprčs l’affaire des indulgences...J’en reparlerai volontiers une autre fois.

 

© Progerix